Ouragan Irma, sans précédent sur les Antilles

07/09/2017

 

L'ouragan Irma a frappé le nord de l'arc antillais ce mercredi, occasionnant des dégâts considérables et faisant plusieurs victimes*, notamment sur les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélémy. Il poursuit sa route vers la République dominicaine et devrait atteindre la Floride en fin de semaine.
 
Pour suivre l'évolution de la situation, consulter le site Antilles-Guyane de Météo-France et celui du Centre américain de prévision des cyclones (NHC).
 

Des vents d'une rare intensité 

Les petites Antilles ont été touchées par des pluies intenses et des vents très violents, le paroxysme de l'évènement se situant entre 1h et 9h locales 
A Gustavia, par exemple, située sur l'île de Saint-Barthélémy, la pression a brutalement chuté au passage de l'œil de l'ouragan, générant de fortes précipitations et des vents extrêmement forts. On a mesuré des   valeurs de vent moyennées sur une minute de 244 km/h en rafales 30 minutes avant le passage de l'oeil, ce qui permet d'estimer les rafales maximales à plus de 300 km/h.  
La marée de tempêtes associée a provoqué en outre de fortes submersions marines sur les côtes. La surélévation du niveau de la mer a dépassé 3 m en certains points du littoral.

 

Un phénomène sans précédent sur les petites Antilles

Classé en catégorie 5 sur l'échelle de Saffir-Simpson, Irma est l'ouragan le plus puissant jamais observé sur les petites Antilles depuis les premiers enregistrements météorologiques réalisés sur la zone. Les phénomènes cycloniques les plus forts à avoir touché l'archipel étaient jusqu'ici les ouragans Hugo, qui avait frappé la Guadeloupe en 1989, et Luis, qui avait touché Saint-Martin en 1995. Tous deux étaient alors des phénomènes de catégorie 4, avec des vents moyens maximum de 220 à 230 km/h.
 

Des prévisions pour anticiper l'activité cyclonique

Les modèles météorologiques de Météo-France, du NHC et du Centre européen de prévisions avaient permis d'anticiper dès le mercredi 30 août la trajectoire probable de l'ouragan et son intensité. 
Ils permettent également de suivre l'évolution d'un nouveau phénomène cyclonique, José, dans le sillage d'Irma. Les dernières prévisions indiquent que ce dernier s'est renforcé au cours des dernières heures. Il pourrait se situer à proximité de la moitié Nord de l'arc antillais ce week-end et toucher ces îles très vulnérables après le passage de l'œil d'Irma. A cette échéance, les incertitudes sont encore toutefois importantes. 
 
Pour suivre l'évolution de la situation, consulter le site Antilles-Guyane de Météo-France et celui du Centre américain de prévision des cyclones (NHC).
 

Une saison cyclonique précoce et active en Atlantique Nord 

La saison cyclonique en Atlantique nord s'étend habituellement entre le 1er juin et le 30 novembre. En moyenne par saison, 12 systèmes sont nommés dont 6 atteignent le stade d'ouragan. Cette année, la saison cyclonique a commencé très tôt, le 19 avril, avec la tempête Arlène. Fin août, l'ouragan Harvey, premier ouragan majeur de la saison 2017 du bassin Atlantique Nord/Caraïbes, avait fortement touché la région de Houston, provoquant notamment de graves inondations. 
Début août, la NOAA, l'agence américaine en charge du suivi de l'atmosphère et des océans, avait revu à la hausse ses prévisions de l'activité cyclonique sur ce bassin, notamment à cause de la présence d'eaux particulièrement chaudes en surface, propice au développement des phénomènes cycloniques. 
 
Pour en savoir plus sur la formation des cyclones et le lien entre cyclone et changement climatique, consulter notre dossier.